Le 1er mai, dans la rue !

Pour la course aux profits et à la croissance, "on" déforeste et "on" change le climat. Cela pousse les animaux non-humains à stresser, se déplacer plus, et se rapprocher des humains. En résulte l'accroissement du débordement zoonotique, c'est-à-dire le passage d'une maladie d'un animal non-humain à l'humain, et donc le risque pandémique.

Depuis environ un an, on enchaîne "les mesures" pour lutter contre le Covid-19. Incohérentes, de plus en plus faibles, et donc à rallonge, elles nous épuisent. Et elles laissent la mort se propager.

Depuis la fin du premier confinement, le but est clair. Sauvez les profits avant tout. Et dans le même temps, se préparer à la révolte légitime, par notamment des lois liberticides (insécurité globale et "séparatisme"), et la division de notre classe via l'islamophobie.

Alors que nous restons confinés, que nous perdons nos sources de revenus, que les femmes dépendantes financièrement de leurs maris le sont encore plus, que les étudiant·e·s pètent des câbles, ce serait à nous de payer leur crise. Pendant ce temps, les 10% les plus riches sont 2 fois plus contaminés (enquête EpiCov) et se font des dîners privés.

C'est à eux de payer. C'est pourquoi nous devons imposer l'immunité collective : continuité des salaires, ouverture de lits dans les hôpitaux, plus de services publiques, non-respect des brevets sur les vaccins, de meilleurs statuts contre les employeurs, élévation des minimas sociaux, et des mesures fortes pour une planète vivable.

Il n'y a qu'un geste qui vaille pour ça : la lutte des classes. Et pour la mener à bien, il nous faut nous organiser exclusivement entre nous, peu importe notre situation (avec emploi ou en "auto-entreprenariat", au chômage, en formation, en retraite, etc.). Notre émancipation et notre viabilité écologique ne peuvent être que notre propre œuvre.

Leur crise, illes la paient. Et on change de système !